Animaux, Ressources, Environnements (ARE)

Actions

Date de mise à jour : 8 mars 2017

Animaux : Capacités adaptatives des ruminants dans des systèmes méditerranéens et tropicaux

Les travaux portent sur l’adaptation des ruminants aux  conditions variables des milieux méditerranéens et tropicaux. Les processus d’adaptation sont abordés aux niveaux de l’individu, du groupe fonctionnel, du troupeau, des espèces et des populations. Les actions touchent les adaptations aux contraintes alimentaires (ex. saisonnalité fourragère), à l’évolution des contextes d’élevage (ex. utilisation de ressources plus fibreuses), aux législations et demandes sociétales (ex. reproduction sans hormones), aux changements des pratiques (ex. monotraite, modes de rationnement brebis laitières) et à la variabilité environnementale et climatique. Les problématiques sur la digestion et métabolisme, les adaptations à la sous-nutrition ainsi comme le développement des innovations (cf. élevage de précision) sont essentielles. La contrainte majeure de l’alimentation (disponibilité dans le temps et l'espace, valeur alimentaire) est étudiée en lien fort avec la saisonnalité fourragère et le transit à travers des différents stades physiologiques.
L’objectif général est d’appréhender la plasticité physiologique et comportementale dans des conditions d’élevage variables, hétérogènes, imprévisibles. L’élaboration de référentiels doit permettre de mieux définir les limites d'adaptation à des niveaux d’approches différentes et d’appréhender de quelles marges de manœuvre on dispose pour intervenir.

Lire la suite

Ressources : Evaluation multicritère et gestion durable des ressources alimentaires

La capacité à maintenir, développer, augmenter et optimiser la production et valorisation de biomasses (surfaces de pâturage, parcours, fourrages de coupe et distribution) et autres ressources alimentaires (sous-produits, résidus de récolte) utilisables par les animaux conditionne le développement de l’élevage. La vision de l’animal « utilisateur » est aujourd’hui remplacée par celle d’une interaction « animal - ressources », dans laquelle l’élevage devient garant de la pérennité de ressources qui sont profondément impactées par le changement climatique et autres altérations de l’environnement (dégradation des sols, salinisation …). En outre, le développement de systèmes alternatifs plus efficients, qui utilisent au mieux les ressources (énergie, intrants, travail, etc.) disponibles dans les exploitations est un enjeu à court terme. De tels systèmes exigent de changer l’approche avec laquelle nous évaluons ses composantes. La promotion et l’optimisation des systèmes associant agriculture et élevage, par exemple, apparaît comme une voie possible d’amélioration de la résilience des systèmes de production en termes de gestion des biomasses et des nutriments. Dans ce contexte, au-delà des productions alimentaires qu’il génère, l’animal représente un levier essentiel pour améliorer la fertilité des sols par sa capacité à intégrer, transformer, valoriser et recycler les nutriments.
L’axe « ressources » focalise donc ses actions autour de trois domaines principaux 1) La caractérisation des ressources et l’étude de leurs diversité et de leurs facteurs de variation (inventaires, méthodes, indicateurs) ; 2) Le développement d’innovations et modalités de transfert de technologies, l’aide à la décision en matière de ressources fourragères ; 3) L’évaluation multicritère des ressources et leur intégration dans des systèmes d’alimentation en vue d’augmenter l’autonomie des exploitations, en interaction avec les objectifs agroécologiques (lien avec l’axe 3).

Lire la suite

Environnement : L’élevage et ses interactions avec l’environnement. Impacts et services écosystémiques

En combinant des disciplines comme l’écologie et l’agronomie, l’axe « environnement » développe des actions dans les domaines des services écosystémiques de l’élevage et le rôle des pratiques de conduite (ex. pâturage, intégration agriculture-élevage) sur la séquestration de carbone, la biodiversité (ex. prairial), le recyclage et flux de nutriments aux échelles de l’exploitation et du territoire, les systèmes d’alimentation et leur impact sur les rejets (ex. gaspillage d’azote), les bilans environnementaux, l’émission des gaz à effets serre (GES).
 L’objectif général est de contribuer à l’intensification écologique des systèmes à partir d’une meilleure compréhension des processus biophysiques gérant les fonctions agroécologiques des productions animales, les déterminants et compromis implicites entre la notion d’efficience productive, l’impact environnemental et les services écosystémiques accompagnant l’élevage dans les conditions méditerranéennes et tropicales. Il s’agit également de concevoir des pratiques reliant catégories d’animaux et ressources avec une approche multicritère et évaluer les conséquences en termes d’efficience, durabilité et résilience globale du système aux courts, moyens et longs termes.

Lire la suite

Date de mise à jour : 8 mars 2017

Cookies de suivi acceptés